Neffe
Neffe (Néfe en wallon) est un hameau divisé en deux sections (Neffe-Dinant et Neffe-Anseremme) en bord de Meuse (rive gauche) sis à un bon kilomètre au sud de la ville de Dinant, dans la province de Namur (Région wallonne de Belgique). Depuis 1964, il fait administrativement partie de la ville de Dinant. Le charreau, un chemin pentu conduisant vers les campagnes., délimitait le quartier. La paroisse est créée en 1894. L'église Saint-Lambert date de 1893 et le presbytère de 1898. Une manufacture lainière dénommée Le Mérinos occupait une main-d'oeuvre locale. La présence de jardins-potagers a donné du travail à des habitants comme maraîchers.
| Neffe | |||||
L’église, immédiatement en bord de Meuse | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | |||||
| Communauté | |||||
| Province | |||||
| Arrondissement | Dinant | ||||
| Commune | Dinant | ||||
| Code postal | 5500 | ||||
| Zone téléphonique | 082 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Neffois(e) | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 14′ 54″ nord, 4° 55′ 04″ est | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Région wallonne
Géolocalisation sur la carte : province de Namur
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Neffe (Néfe en wallon) est un hameau divisé en deux sections (Neffe-Dinant et Neffe-Anseremme) en bord de Meuse (rive gauche) sis à un bon kilomètre au sud de la ville de Dinant, dans la province de Namur (Région wallonne de Belgique). Depuis 1964, il fait administrativement partie de la ville de Dinant. Le charreau, un chemin pentu conduisant vers les campagnes., délimitait le quartier. La paroisse est créée en 1894.
L'église Saint-Lambert date de 1893 et le presbytère de 1898. Une manufacture lainière dénommée Le Mérinos occupait une main-d'oeuvre locale. La présence de jardins-potagers a donné du travail à des habitants comme maraîchers.
Histoire récente
[modifier | modifier le code]Le 23 août 1914, les troupes allemandes
massacrent 674 habitants à Dinant et ses environs dont 86 femmes, hommes et enfants de Neffe, dont certains se sont réfugiés dans l'avaloir qui passe sous le chemin de fer, là où il croise le charreau. Les autres sont emmenés sur la rive droite où ils sont exécutés devant le mur Bourdon [1].
Horne et Kramer décrivent comme suit le massacre. Le 101e régiment de grenadiers et la 3e compagnie de génie entrent dans le faubourg des Rivages au milieu de l'après-midi. Ce quartier est situé sur la rive droite de la Meuse et comme elle est à cet endroit très étroite, il contient peu d'habitations. Le génie allemand doit construire un pont de bateaux pour passer la Meuse. Un certain nombre de soldats sont tués par un feu français soutenu sur le pont déjà avancé de 40 mètres. Les Allemands l'attribuent à des francs-tireurs provenant des deux côtés de la rivière. La surface de l'eau amplifiant les sons, l'écho des détonations sur les rochers et les ricochets des balles tirées part les Français sur ceux-ci donnent aux soldats de l'armée impériale le sentiment qu'ils sont pris à revers. M.Bourdon, un magistrat est envoyé vers la rive ouest (Neffe), pour avertir les habitants que si les tirs continuent des otages seront exécutés. Après de nouveaux coups de feu, les Allemands fusillent les civils dont M. Bourdon revenu sur la rive droite. Parmi ceux-ci, quinze enfants de moins de quatorze ans (dont sept bébés) et sept vieillards de plus de 70 ans. « Lorsque le 101e régiment de grenadiers atteint la rive ouest, ils continuent la tuerie dans le village de Neffe ; quatre-vingt-six habitants périssent. Trente-trois d'entre eux sont retrouvés sous un viaduc de chemin de fer, le viaduc d'Anseremme, où ils ont été abattus, et quarante-trois sont conduits sur la rive droite, où ils sont exécutés devant le mur de M.Bourdon[2].»
Personnalités liées à Neffe
[modifier | modifier le code]- Richard Fournaux bourgmestre de Dinant et ancien député fédéral.
- Nicole Malinconi, écrivain, a longtemps vécu à Neffe et la Meuse qui longe tout le quartier lui inspira de très belles pages dans Nous Deux, un de ses livres les mieux réussis.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ John Horne et Alan Kramer, Les Atrocités allemandes, Paris, Tallandier, 2015, p.93-95.
- ↑ Horne et Kramer 2006, p. 72.
2. Michel Coleau, L'église des chiens de Neffe, 1994, 68 pp.