Youssef Chahed

Youssef Chahed (arabe : يوسف الشاهد), né le 18 septembre 1975 à Tunis, est un homme d'État tunisien. Ministre des Affaires locales de janvier à août 2016, au sein du gouvernement de Habib Essid, il est chef du gouvernement de la Tunisie du 27 août 2016 au 27 février 2020. Candidat à l'élection présidentielle de 2019, il délègue provisoirement ses fonctions au ministre de la Fonction publique, Kamel Morjane. Il est éliminé dès le premier tour, arrivant en cinquième position avec 7,4 % des voix.
Youssef Chahed (arabe : يوسف الشاهد), né le 18 septembre 1975 à Tunis, est un homme d'État tunisien.
Ministre des Affaires locales de janvier à août 2016, au sein du gouvernement de Habib Essid, il est chef du gouvernement de la Tunisie du 27 août 2016 au 27 février 2020.
Candidat à l'élection présidentielle de 2019, il délègue provisoirement ses fonctions au ministre de la Fonction publique, Kamel Morjane. Il est éliminé dès le premier tour, arrivant en cinquième position avec 7,4 % des voix.
Formation et vie privée
[modifier | modifier le code]Youssef Chahed poursuit des études d'ingénieur agronome à l'Institut national agronomique de Tunisie, dont il sort diplômé, major de promotion, en 1998[1],[2].
Il intègre ensuite l'Institut national agronomique Paris-Grignon en France[2]. Il y obtient en 1999 un diplôme d'études approfondies (DEA) en économie de l'environnement et ressources naturelles et, en 2003, un doctorat en agroéconomie[2], sous la direction de Jean-Christophe Bureau. Son DEA avait pour intitulé Mesure de l'impact sur le bien-être des réductions tarifaires relatives aux produits agricoles : une application du Trade Restrictiveness Index (TRI) à l'économie de l'Union européenne[3] et sa thèse de doctorat portait sur la « mesure de l'impact de la libéralisation des marchés agricoles sur les échanges et le bien-être »[2],[4].
Youssef Chahed est marié à Héla Chahed (née Zahouani)[5] et père d'une fille[2]. Il est également le petit-fils de la militante féministe Radhia Haddad[2].
Il parle couramment l'arabe, le français, l'anglais et l'italien[2].
Carrière universitaire
[modifier | modifier le code]De 2003 à 2009, Youssef Chahed est professeur en agroéconomie à l'Institut supérieur d'agriculture LaSalle de Beauvais (France)[2],[6]. Il est également professeur visiteur dans de nombreuses universités dans le monde, comme à Tokyo ou à São Paulo[2]. De 2003 à 2015, il travaille comme expert international en agriculture et en politiques agricoles, auprès d'institutions internationales comme le département de l'Agriculture des États-Unis et la Commission européenne[2].
Il écrit de nombreux rapports et articles scientifiques sur les politiques publiques en agriculture et les secteurs de productions agricoles en Tunisie[1]. Chahed travaille notamment sur la formulation, l'évaluation et la supervision de projets agricoles dans le cadre de renforcement de capacités entre la Tunisie et les États-Unis[2]. Il participe également à la mise en place de nombreuses collaborations sur la sécurité alimentaire et le développement des coopératives en Tunisie, en collaboration avec des organismes internationaux tels que le Service d'inspection sanitaire des animaux et des plantes, la Food and Drug Administration, l'Agence des États-Unis pour le développement international, le Codex Alimentarius, etc[2].
Parcours politique
[modifier | modifier le code]Débuts
[modifier | modifier le code]Après la révolution de 2011, Chahed est l'un des membres fondateurs du parti Al Joumhouri[1], fondé le 9 avril 2012. Il adhère ensuite à Nidaa Tounes, en tant que membre du bureau exécutif[1].
Membre du gouvernement Essid
[modifier | modifier le code]Le 6 février 2015, il est nommé secrétaire d'État chargé de la Pêche, auprès du ministre de l'Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Saâd Seddik, dans le gouvernement de Habib Essid[7].
Lors du remaniement du 12 janvier 2016, il devient ministre des Affaires locales dans ce même gouvernement[1]. Le 25 mai, il présente, à moins d'un an des élections municipales, un projet de généralisation des municipalités, qui prévoit la création de 61 nouvelles municipalités[8]. Le 1er août, il est proposé par le président Béji Caïd Essebsi pour succéder à Habib Essid à la tête d'un gouvernement d'union nationale[9].
Chef du gouvernement
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Le 3 août 2016, le président Béji Caïd Essebsi désigne Chahed pour former un nouveau gouvernement[10]. Le 20 août, il forme son gouvernement[11]. Le 26 août au soir, les députés de Nidaa Tounes, d'Ennahdha, de l'Union patriotique libre, d'Afek Tounes et du bloc Al Horra[12] accordent leur confiance au gouvernement avec 167 voix pour, 22 contre et cinq abstentions, sur 194 députés présents[13]. Il prête serment le lendemain au palais présidentiel de Carthage[14]. Il devient alors le plus jeune Premier ministre de l'histoire moderne du pays[15].
Le 9 octobre, Youssef Chahed effectue sa première visite internationale à Alger[16] Le 10 novembre, il se rend à Paris[17] ; il y est reçu par le président François Hollande et le Premier ministre Manuel Valls.
Fin février 2017, il limoge son ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance[18], expliquant que ce dernier avait dévié des règles de l'action gouvernementale[19]. Dans la foulée, il effectue un remaniement ministériel[20] et, le 3 mars, annonce la suppression du ministère de la Fonction publique et de la Gouvernance[21]. Certains observateurs voient ce remaniement comme une occasion de nommer des proches du parti Ennahdha[22].
Le 23 mai, il donne le coup d'envoi d'une grande opération anti-corruption en débutant avec l'arrestation de Chafik Jarraya[23] suivi de celles de plusieurs autres hommes d'affaires[24] tels que Yassine Channoufi et Samir El Wafi[25]. Cette initiative, préparée dans le secret depuis plusieurs mois, provoque une vague de soutien et d'opinions favorables de la part des Tunisiens[26]. À cet égard, il déclare qu'il ira jusqu'au bout de cette guerre contre la corruption, qui a des coûts économiques importants pour le pays[27].
En août 2017, lors d'une émission télévisée, Rached Ghannouchi, président du parti islamiste Ennahdha, annonce qu'il ne souhaite pas que Chahed se porte candidat à l'élection présidentielle de 2019[28]. Cette déclaration qui « presse Youssef Chahed à annoncer sa non-candidature à la présidentielle de 2019 » lance le débat autour de la candidature de ce dernier[29].
Le 15 septembre 2018, Chahed est suspendu des rangs du parti et celui-ci lance une procédure disciplinaire à son encontre[30]. La mesure est levée en avril 2019 alors que ses partisans forment un nouveau parti, Tahya Tounes[31]. Le 1er juin, le conseil national de Tahya Tounes l'élit en tant que président du parti[32].
Élection présidentielle de 2019
[modifier | modifier le code]Il annonce le 9 août sa candidature à l'élection présidentielle anticipée[33] qui fait suite à la mort du président Béji Caïd Essebsi quelques mois avant la fin de son mandat.
Alors qu'il possède la double nationalité, il annonce le 20 août qu'il renonce à sa nationalité française pour pouvoir briguer la présidence du pays[34],[35]. Le 22 août suivant, Chahed délègue ses fonctions au ministre Kamel Morjane, un choix qui suscite la polémique en raison de ses responsabilités ministérielles sous la présidence de Zine el-Abidine Ben Ali[36],[37].
Dans les jours qui suivent, il est accusé d'être à l'origine de l'arrestation de son adversaire Nabil Karoui par les partisans de celui-ci et plusieurs candidats à l'élection[38]. Chahed répond : « Aujourd'hui, toute personne interpellée par la justice m'accuse d'avoir été à l'origine de son arrestation. Je pense que Swagg Man est le seul qui n'a pas prétendu que j'étais à l'origine de son arrestation »[39]. Le candidat et homme d'affaires controversé[40] Slim Riahi affirme qu'il lui a promis la levée de son interdiction de voyager et du gel de ses avoirs en contrepartie du vote de son bloc parlementaire en faveur du ministre de l'Intérieur, Hichem Fourati. Le 7 septembre, l'animateur Sami Fehri publie un échange WhatsApp entre Riahi et Chahed tendant à prouver un tel accord[41].
Une pétition de soutien à Chahed est lancée le 6 septembre. Plusieurs signataires, comme la réalisatrice Dora Bouchoucha et l'universitaire Abdeljalil Bouguerra, indiquent ne pas avoir donné leur accord et sont finalement retirés de la liste[42],[43],[44].
Finalement éliminé dès le premier tour[45], le rapport de la Cour des comptes sur le financement de la campagne publié fin 2020 souligne qu'il apparaît comme le candidat ayant le plus dépensé (1,4 million de dinars)[46].
Après les élections de 2019, il se consacre à la présidence de son parti, Tahya Tounes, puis opère un retour dans le débat public en 2021 en critiquant notamment la gestion mondiale de la pandémie de Covid-19 et en appelant à des réformes politiques en Tunisie[46].
Exil et condamnations
[modifier | modifier le code]La justice tunisienne émet le 13 septembre 2023 des mandats d'amener internationaux contre plusieurs personnalités installées à l'étranger, dont l'ancien chef du gouvernement, dans le cadre d'une série de poursuites visant des responsables politiques et opposants au président Kaïs Saïed depuis la concentration des pouvoirs présidentiels amorcée en juillet 2021[47].
Chahed figure dès lors parmi les personnalités visées dans un procès pour « complot contre la sûreté de l'État » ouvert le 6 mai 2025 après une série d'autres jugements similaires et alors que de « graves atteintes » au droit à un procès équitable et une instrumentalisation de la justice à des fins politiques sont dénoncées[48].
Le 2 mars 2026, il est par ailleurs condamné par la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le tribunal de première instance de Tunis à six ans de prison dans le cadre de l'affaire du dégel des avoirs de Marouane Mabrouk décidé par un conseil ministériel restreint en janvier 2018[49]. Le 4 mars, le Comité pour le respect des libertés et des droits de l'homme, une ONG tunisienne basée en France, exprime « sa profonde préoccupation » à la suite du jugement, s'interroge sur les critères juridiques ayant conduit à une responsabilité pénale individualisée dans le cadre d'une décision gouvernementale collective et dénonce une instrumentalisation politique[50].
Publications
[modifier | modifier le code]- Jean-Christophe Bureau, Youssef Chahed et Luca Salvatici, « La baisse de la protection douanière dans l'Uruguay Round : le cas de l'agriculture dans l'Union européenne, au Canada et aux États-Unis », Économie et Prévision, La Documentation française, no 154, 2002, p. 107-122 (ISSN 0249-4744, lire en ligne, consulté le 30 juin 2016).
- Youssef Chahed et Sophie Drogué, « Incidence du processus multilatéral sur la viabilité des accords préférentiels : le cas euro-méditerranéen », Économie rurale, vol. 276, no 1, 2003, p. 3-16 (lire en ligne, consulté le 30 juin 2016).
Notes et références
[modifier | modifier le code]- « Biographie de Youssef Chahed, ministre des Affaires locales », sur businessnews.com.tn, 6 janvier 2016 (consulté le 30 juin 2016).
- « Qui est Youssef Chahed, nouveau secrétaire d'État à la Pêche », sur Leaders, 23 janvier 2015 (consulté le 30 juin 2016).
- ↑ « Youssef Chahed », sur infodoc.agroparistech.fr (consulté le 30 juin 2016).
- ↑ « Mesure de l'impact de la libéralisation des marchés agricoles sur les échanges et le bien-être », sur Fichier central des thèses (consulté le 30 juin 2016).
- ↑ « La photo du jour : première sortie publique de Mme Youssef Chahed », sur espacemanager.com, 14 août 2016 (consulté le 4 février 2018).
- ↑ Fanny Dollé, « L'ancien prof à Beauvais est devenu Premier ministre de la Tunisie », Le Courrier picard, 2 septembre 2016 (ISSN 1285-8668, lire en ligne, consulté le 30 novembre 2016).
- ↑ « Habib Essid annonce la composition du gouvernement », sur Tunis Afrique Presse, 2 février 2015 (consulté le 2 février 2015).
- ↑ « La Tunisie en passe de créer 61 nouvelles municipalités », sur HuffPost Maghreb, 30 mai 2016 (consulté le 30 juin 2016).
- ↑ Frida Dahmani, « Tunisie : Béji Caïd Essebsi propose Youssef Chahed pour diriger le prochain gouvernement », Jeune Afrique, 2 août 2016 (ISSN 1950-1285, lire en ligne, consulté le 2 août 2016).
- ↑ Mohamed Ali Sghaier, « Youssef Chahed officiellement désigné pour présider le futur gouvernement », sur webdo.tn, 3 août 2016 (consulté le 3 août 2016).
- ↑ « Tunisie : le nouveau Premier ministre Youssef Chahed a formé son gouvernement », sur RFI, 20 août 2016 (consulté le 21 août 2016).
- ↑ « Confiance au gouvernement Chahed : la séance peut s'étaler sur 2 jours », sur Mosaïque FM, 26 août 2016 (consulté le 26 août 2016).
- ↑ « Tunisie : le gouvernement obtient la confiance du Parlement », sur RFI, 27 août 2016 (consulté le 27 août 2016).
- ↑ « Tunisie : le nouveau gouvernement a prêté serment », sur webdo.tn, 27 août 2016 (consulté le 27 août 2016).
- ↑ « Tunisie : Youssef Chahed obtient la confiance du Parlement pour son gouvernement d'union », sur France 24, 27 août 2016 (consulté le 29 août 2016).
- ↑ « Tunisie : en visite à Alger, Youssef Chahed a discuté économie, sécurité et taxe touristique », Jeune Afrique, 10 octobre 2016 (ISSN 1950-1285, lire en ligne, consulté le 14 juillet 2017).
- ↑ Rebecca Chaouch, « Tunisie : « La France est là », assure le président François Hollande à Youssef Chahed », Jeune Afrique, 10 novembre 2016 (ISSN 1950-1285, lire en ligne, consulté le 22 novembre 2016).
- ↑ « Remaniement : Youssef Chahed explique pourquoi il a limogé Abid Briki », sur webmanagercenter.com, 27 février 2017 (consulté le 3 mars 2017).
- ↑ Sarra Hlaoui, « Youssef Chahed : Abid Briki a dévié, il a été alors écarté ! », sur businessnews.com.tn, 26 février 2017 (consulté le 3 mars 2017).
- ↑ « Youssef Chahed effectue un remaniement ministériel », sur HuffPost Maghreb, 25 février 2017 (consulté le 3 mars 2017).
- ↑ Nadia Dejoui, « Youssef Chahed retire le ministère de la Fonction publique et de la Gouvernance », sur leconomistemaghrebin.com, 3 mars 2017 (consulté le 3 mars 2017).
- ↑ Abou Sarra, « Tunisie : zones d'ombre sur le dernier remaniement ministériel », sur webmanagercenter.com, 27 février 2017 (consulté le 3 mars 2017).
- ↑ « Arrestation de Chafik Jarraya », sur businessnews.com.tn, 23 mai 2017 (consulté le 7 juin 2017).
- ↑ « Tunisie : plusieurs arrestations, le premier ministre en guerre contre la corruption », sur tsa-algerie.com, 25 mai 2017 (consulté le 7 juin 2017).
- ↑ « Campagne anti-corruption : arrestation de Samir El Wafi », sur wepostmag.com, 19 juin 2017 (consulté le 20 juin 2017).
- ↑ « 91,7 % des Tunisiens soutiennent l'initiative de Youssef Chahed d'arrêter les barons de la corruption selon Sigma Conseil », sur HuffPost Maghreb, 26 mai 2017 (consulté le 7 juin 2017).
- ↑ « Tunisie : Youssef Chahed déterminé à mener la guerre contre la corruption », sur RFI, 5 juin 2017 (consulté le 7 juin 2017).
- ↑ « Pour Ghannouchi, Chahed ne devrait pas se présenter aux présidentielles de 2019 », sur leconomistemaghrebin.com, 2 août 2017 (consulté le 2 août 2017).
- ↑ « Quelle réponse de Youssef Chahed à Rached Ghannouchi ? », sur Leaders, 2 août 2017 (consulté le 2 août 2017).
- ↑ Benoît Delmas, « Tunisie : le chef du gouvernement congédié par son parti », sur afrique.lepoint.fr, 15 septembre 2018 (consulté le 15 septembre 2018).
- ↑ « Levée du gel de l'adhésion de Youssef Chahed à Nidaa Tounes : "Trop tard" estime Selim Azzabi », sur HuffPost Maghreb, 10 avril 2019 (consulté le 10 avril 2019).
- ↑ « Tahya Tounes : Youssef Chahed élu président du parti », Réalités, 2 juin 2019 (lire en ligne, consulté le 2 juin 2019).
- ↑ « Élection présidentielle : après Chahed et Marzouk, Abdelfattah Mourou dépose sa candidature », sur HuffPost Maghreb, 9 août 2019 (consulté le 9 août 2019).
- ↑ « Youssef Chahed a caché sa nationalité française à son entourage ! », sur businessnews.com.tn, 20 août 2019 (consulté le 21 août 2019).
- ↑ « Le chef du gouvernement et candidat à l'élection présidentielle Youssef Chahed renonce à sa nationalité française », sur HuffPost Maghreb, 20 août 2019 (consulté le 21 août 2019).
- ↑ « Présidentielle tunisienne : le Premier ministre délègue ses pouvoirs pour faire campagne », sur France 24, 23 août 2019 (consulté le 24 août 2019).
- ↑ Mathieu Galtier, « Tunisie : le favori de la présidentielle arrêté à trois semaines du scrutin », Libération, 25 août 2019 (ISSN 0335-1793, lire en ligne, consulté le 28 août 2019).
- ↑ « Tunisie : tensions et polémique après l'arrestation de Nabil Karoui », sur information.tv5monde.com, 24 août 2019 (consulté le 11 septembre 2019).
- ↑ « Chahed : "Swagg Man, le seul qui ne m'ait pas accusé d'avoir été à l'origine de son arrestation" », Réalités, 27 août 2019 (lire en ligne, consulté le 11 septembre 2019).
- ↑ Syrine Attia, « Tunisie : le retour en force de l'homme d'affaires Slim Riahi », Jeune Afrique, 24 octobre 2018 (ISSN 1950-1285, lire en ligne, consulté le 19 octobre 2019).
- ↑ « Sami El Fehri publie l'échange « mriguel » entre Youssef Chahed et Slim Riahi », sur businessnews.com.tn, 7 septembre 2019 (consulté le 11 septembre 2019).
- ↑ « Dorra Bouchoucha : je n'ai pas soutenu Youssef Chahed », sur businessnews.com.tn, 6 septembre 2019 (consulté le 11 septembre 2019).
- ↑ « Abdejlil Bouguerra ne figure pas dans la liste de ceux qui soutiennent chahed », sur businessnews.com.tn, 6 septembre 2019 (consulté le 11 septembre 2019).
- ↑ « Al Chourouk supprime de son site la liste des intellectuels ayant soutenu la candidature de Chahed », sur espacemanager.com, 6 septembre 2019 (consulté le 11 septembre 2019).
- ↑ « Présidentielle : Youssef Chahed reconnait sa défaite », sur leconomistemaghrebin.com, 16 septembre 2019 (consulté le 16 septembre 2019).
- Camille Lafrance, « Tunisie : quand Youssef Chahed tente un come-back », Jeune Afrique, 8 avril 2021 (ISSN 1950-1285, lire en ligne, consulté le 8 mars 2026).
- ↑ Frida Dahmani, « En Tunisie, la chasse aux opposants s'étend au-delà des frontières », Jeune Afrique, 31 octobre 2023 (ISSN 1950-1285, lire en ligne, consulté le 8 mars 2026).
- ↑ « Tunisie : un nouveau procès pour complot contre l'État débute, Rached Ghannouchi et Youssef Chahed jugés », sur Africa Radio, 7 mai 2025 (consulté le 8 mars 2026).
- ↑ Ikhlas Latif, « Lourdes peines contre Marouane Mabrouk, Youssef Chahed et d'anciens ministres », sur businessnews.com.tn, 3 mars 2026 (consulté le 5 mars 2026).
- ↑ « Affaire « Orange » | Le CRLDHT s'interroge sur l'« ampleur inouïe des sanctions » », sur Kapitalis, 5 mars 2026 (consulté le 7 mars 2026).
Liens externes
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