Scram
SCRAM ou scram est le terme anglais utilisé pour désigner un arrêt automatique d'un réacteur nucléaire – bien que l'acception de ce terme ait été étendue par la suite pour couvrir l'arrêt automatique d'autres systèmes complexes, tels que les baies ou encore d'importants réseaux de modélisme ferroviaire. Dans l'exploitation des réacteurs nucléaires commerciaux, cet arrêt automatique (en anglais « scram » ou « reactor trip ») fait référence à une insertion rapide des barres de contrôle afin d’arrêter le réacteur. L’arrêt automatique (ou scram) peut également être utilisé lors de procédures d'arrêts de routine, programmés. Le terme « scram » serait l'acronyme de safety control rod axe man (en français : personne chargée de la sécurité des barres de contrôle), inventé par Enrico Fermi lorsque le premier réacteur nucléaire est construit sous les gradins du Stagg Field (en) de l'université de Chicago. La traduction littérale du terme anglais « scram » est « fichez le camp, dégagez ».

SCRAM ou scram est le terme anglais utilisé pour désigner un arrêt automatique d'un réacteur nucléaire – bien que l'acception de ce terme ait été étendue par la suite pour couvrir l'arrêt automatique d'autres systèmes complexes, tels que les baies ou encore d'importants réseaux de modélisme ferroviaire. Dans l'exploitation des réacteurs nucléaires commerciaux, cet arrêt automatique (en anglais « scram » ou « reactor trip ») fait référence à une insertion rapide des barres de contrôle afin d’arrêter le réacteur[1]. L’arrêt automatique (ou scram) peut également être utilisé lors de procédures d'arrêts de routine, programmés.
Le terme « scram » serait l'acronyme de safety control rod axe man (en français : personne chargée de la sécurité des barres de contrôle), inventé par Enrico Fermi lorsque le premier réacteur nucléaire est construit sous les gradins du Stagg Field (en) de l'université de Chicago[2]. La traduction littérale du terme anglais « scram » est « fichez le camp, dégagez ».
Mécanisme
[modifier | modifier le code]Réacteur à eau bouillante (REB)
[modifier | modifier le code]Dans un Réacteur à eau bouillante, les barres de contrôle sont insérées par le fond de la cuve, de bas en haut. Pour cela, un groupe d'accumulateur hydraulique pressurisés se décharge dans les tubes de contrôle qui permettent le mouvement des barres d'absorption neutronique[3] (barre de contrôle). Celles-ci sont donc poussées vers le haut par le flot de liquide hydraulique jusqu'à atteindre la position d'insertion complète. La pression du liquide présent dans ces accumulateurs est donc toujours supérieure à celle de la cuve du réacteur pour permettre leur insertion.
Réacteur à eau pressurisée (REP)
[modifier | modifier le code]Puissance résiduelle
[modifier | modifier le code]La puissance résiduelle désigne l'énergie dégagée par le combustible et par les isotopes radioactifs présents dans le coeur après l'insertion totale des barres de contrôle. La température d'un réacteur, même à l'arrêt complet peut donc augmenter, amenant l'eau du coeur à se transformer en vapeur, ce qui représente un risque pour l'intégrité des assemblages de combustible[4].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ (en) « Reactor Protection & Engineered Safety Feature Systems », The Virtual Nuclear Tourist (consulté le 25 février 2007)
- ↑ (en) Edwin Blackburn, « “Scram!” - Reactor veteran recalls account of the birth of a key word in the nuclear vernacular », ORNL Reporter, Oak Ridge National Laboratory, vol. 19, septembre 2000 (lire en ligne, consulté le 25 octobre 2014)
- ↑ https://www.nrc.gov/docs/ML1125/ML11258A345.pdf
- ↑ « Sûreté et puissance résiduelle » [PDF], sur Comissariat à l'Energie Atomique, 2001 (consulté le 26 mars 2026)
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]- Systèmes de sécurité des réacteurs nucléaires (en)
- Énergie nucléaire
- Réacteur nucléaire
- Le Syndrome chinois (film de 1979)
- Empoisonnement au xénon
- Sergueï Preminine (en), sous-marinier soviétique qui sera fait héros de la fédération de Russie à titre posthume pour avoir effectué un Scram à bord du SNLE K-219 en 1986.
Liens externes
[modifier | modifier le code]- (en) NRC Glossary : Scram
- (en) Article « Scram Switch » dans The Jargon File