Pierre-Mathieu Duhamel
Pierre-Mathieu Duhamel, né le 17 novembre 1956 à Boulogne-Billancourt, est un haut fonctionnaire, chef d'entreprise et homme politique français.
| Inspecteur général des finances | |
|---|---|
| depuis le 25 novembre 2022 | |
| Ambassadeur de France en Norvège | |
| 1er février 2019 - 25 novembre 2022 | |
Jean-François Dobelle (d) | |
| Maire de Boulogne-Billancourt | |
| 17 mars 2007 - 21 mars 2008 | |
| Directeur du Budget | |
| 19 décembre 2002 - 30 mars 2006 | |
| Directeur Direction générale des Douanes et Droits indirects | |
| 26 février 1996 - 17 juin 1999 | |
| Directeur adjoint de cabinet du Premier ministre (d) avec Patrick Stefanini | |
| 18 mai 1995 - 26 février 1996 | |
| Directeur de la Comptabilité publique | |
| 1994-1995 | |
Alain Deniel (d) Michel Gonnet (d) |
| Naissance | |
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| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités |
| A travaillé pour | |
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| Partis politiques |
Rassemblement pour la République (jusqu'en 2002) Union pour un mouvement populaire (2002-2015) Les Républicains (depuis 2015) |
| Distinctions |
Pierre-Mathieu Duhamel, né le 17 novembre 1956 à Boulogne-Billancourt, est un haut fonctionnaire, chef d'entreprise et homme politique français.
Biographie
[modifier | modifier le code]Jeunesse et études
[modifier | modifier le code]Né d’un père médecin généraliste et d’une mère médecin du travail chez Renault, il s’intéresse rapidement[Selon qui ?] à la politique et à la chose publique en général. Il entame alors des études de droit à l'université Paris II Panthéon-Assas et est lauréat de l’Institut d'études politiques de Paris. Il a ensuite continué son parcours à l’ENA (1981, promotion Droits de l'Homme).
Parcours professionnel
[modifier | modifier le code]À sa sortie de l’ENA, en 1981, Pierre-Mathieu Duhamel devient administrateur civil à la direction du Budget du ministère de l’Économie, des Finances et du Budget.
En 1985, il entre au conseil général des Hauts-de-Seine en tant que directeur général adjoint des services, poste qu’il conserve jusqu’en 1987 lorsqu’il entre au cabinet d’Alain Juppé.
Auprès du ministre du Budget, il tient alors le rôle de conseiller de 1987 à 1988. Parallèlement, à cette même époque, il est conseiller d'Édouard Balladur, alors ministre de l’Économie. En 1988, il devient conseiller commun au cabinet du ministre d'État, ministre de l'Économie, des Finances et de la Privatisation et au cabinet du ministre du Budget.
En novembre 1988, Pierre-Mathieu Duhamel retourne au conseil général des Hauts-de-Seine, où il obtient le rôle de directeur général des services. Il quitte cette fonction en 1991 et devient tout d'abord directeur adjoint du cabinet de Jacques Chirac, alors maire de Paris, puis, en mai 1992, il est nommé directeur des Finances et des Affaires économiques de la ville de Paris, jusqu’en 1994.
En 1993, Thierry Gaubert, ex-collaborateur de Nicolas Sarkozy à la mairie de Neuilly-sur-Seine puis au ministère du budget, présente Ziad Takieddine à Pierre-Mathieu Duhamel dans le contexte des contrats d'armement avec l'Arabie saoudite et le Pakistan dont des rétrocommissions auraient financé la campagne présidentielle d'Édouard Balladur[1].
De 1995 à 1999, Pierre-Mathieu Duhamel continue de travailler dans la fonction publique. De 1995 à 1996, il est directeur adjoint au cabinet du Premier ministre, Alain Juppé, puis devient, de 1996 à 1999, directeur général des Douanes françaises[2] et de Tracfin, de fait.
Pierre-Mathieu Duhamel se tourne alors brièvement vers le secteur privé. Il devient secrétaire général du groupe LVMH de 1999 à 2000 avant de retourner dans la fonction publique de mai 2000 jusqu’en 2002, détaché comme conseiller chargé des questions économiques et financières à la représentation de la France auprès de l’OCDE.
À la fin de ce mandat, Pierre-Mathieu Duhamel devient directeur du Budget, fonction qu’il occupe durant quatre ans de décembre 2002 à 2006[3]. Cette fonction au sein du ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie en fait aussi l’administrateur d’Air France durant cette période.
Pierre-Mathieu Duhamel est ensuite chargé, par le groupe bancaire Caisse d'épargne, de l’internationalisation de la banque. À ce titre il est, d’avril 2006 et durant deux ans, président du directoire de la Financière Océor[4].
En 2007, il retourne dans le secteur public et succède à Jean-Pierre Fourcade en tant que maire de la ville de Boulogne-Billancourt, poste qu’il tient jusqu’en 2008[5].
En mai 2008, Pierre-Mathieu Duhamel rejoint le cabinet d’études KPMG, tout d’abord en tant qu’associé puis en tant que président du comité stratégique, fonction qu’il occupe entre 2009 et 2012[6]. Il préside aussi le groupe de travail « Efficience de la dépense publique » au sein de l'Institut Montaigne[7].
Il est professeur de finances publiques à l'Institut d'études politiques de Paris et membre de l'Observatoire de la dépense publique[8].
Il fait partie de l'équipe de campagne d'Alain Juppé, candidat à la primaire présidentielle des Républicains de 2016. Il coordonne pour son projet des groupes de travail sur la politique économique et les finances publiques[9].
Le 1er février 2019, il est nommé ambassadeur de France en Norvège[10].
Le 25 novembre 2022, Pierre-Mathieu Duhamel quitte ses fonctions d’ambassadeur de France en Norvège pour intégrer l’inspection générale des finances en tant qu’inspecteur général en service extraordinaire[11].
Parcours politique
[modifier | modifier le code]Il se présente en 1995 aux élections municipales à Boulogne-Billancourt sur la liste RPR de Paul Graziani, maire depuis 1991, et devient conseiller municipal d'opposition, avant de rejoindre rapidement la majorité de centre-droit menée par le nouveau maire Jean-Pierre Fourcade. Il est colistier de ce dernier lors des élections de 2001 et devient alors son adjoint chargé de la jeunesse, des affaires scolaires et de la culture. En 2002, lors de la création de l'UMP, il devient membre de ce parti.
Après la démission du sénateur-maire Jean-Pierre Fourcade, il est élu maire de Boulogne-Billancourt le 17 mars 2007 par le conseil municipal, à l'unanimité de sa majorité. En 2008, cependant, il n'est pas investi par son parti, lui préfèrant le député Pierre-Christophe Baguet pourtant issu de l'UDF, et renonce à être candidat. Pierre-Christophe Baguet est élu le 16 mars 2008 avec 44 % des suffrages exprimés.
En 2012, à l'occasion des élections législatives dans la circonscription de Boulogne-Billancourt, il apporte son soutien à la candidature dissidente de Thierry Solère qui est élu député au second tour de scrutin.
Pierre-Mathieu Duhamel est candidat aux élections municipales des 23 et 30 mars 2014 à Boulogne-Billancourt, soutenu notamment par Alain Juppé, ainsi que Jean-Pierre Fourcade, ancien sénateur-maire UMP de Boulogne-Billancourt, et par Thierry Solère, député UMP de Boulogne-Billancourt[12]. À l'issue du second tour, il termine deuxième, avec 26,72 % des voix, contre 57,85 % à Pierre-Christophe Baguet et 15,43 % à Pierre Gaborit.
Vie familiale
[modifier | modifier le code]Pierre-Mathieu Duhamel est le père de deux enfants : Pierre-François, né le 16 décembre 1993 et Victoire, née le 25 décembre 1997.
Publications
[modifier | modifier le code]- Finances publiques et choix politiques, Presses de Sciences Po
Décorations
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Officier de la Légion d'honneur
Officier de l'ordre national du Mérite
Officier de l'ordre des Arts et des Lettres
Le 12 juillet 2002, Pierre-Mathieu Duhamel est nommé au grade de chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur, au titre de « administrateur civil hors classe, ministre-conseiller à la représentation permanente de la France à l'Organisation de coopération et de développement économique ; 22 ans de services civils et d'activités professionnelles »[13] puis est fait chevalier de l'ordre le 28 novembre 2002[14]. Il est promu au grade d'officier le 31 décembre 2010 au titre de « président du comité stratégique d'un cabinet d'audit, d'expertise comptable et de conseil aux entreprises »[14] est fait officier de l'ordre le 26 avril 2011[15]. Il est promu au grade de commandeur dans l'ordre le 31 décembre 2025 au titre de « vice-président et secrétaire général du Comité interministériel du contrôle et de l'audit interne »[15].
Le 25 novembre 1993, Pierre-Mathieu Duhamel est nommé au grade de chevalier dans l'ordre national du Mérite au titre de « directeur à la ville de Paris ; 15 ans de services civils »[16] puis est fait chevalier de l'ordre le 2 février 1994[17]. Il est promu au grade d'officier le 15 mai 2006 au titre de « directeur du budget au ministère de l'économie, des finances et de l'industrie, adjoint à un maire »[17].
Depuis le 17 décembre 2004, Pierre-Mathieu Duhamel est également officier de l'ordre des Arts et des Lettres[18].
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Gérard Davet et Fabrice Lhomme, « Karachi : M. Takieddine reconnaît avoir financé la campagne de M. Balladur », sur Le Monde, 26 juin 2013.
- ↑ Hugues Boulet, « La pierre sous contrôle », sur L'express, 28 janvier 1999.
- ↑ « Pierre-Mathieu Duhamel : "sur la dépense publique, tout le monde doit faire des efforts" », sur Bfmtv, 11 février 2013.
- ↑ « Pierre-Mathieu Duhamel va piloter les activités outre-mer d’Océor », sur New Media, 25 janvier 2006.
- ↑ « Baguet à l'épreuve du pouvoir », sur L'express, 27 novembre 2008.
- ↑ « Nomination de 22 nouveaux Associés KPMG », sur Site officiel du cabinet KPMG, 21 octobre 2009.
- ↑ « Emission : Les carnets de l'économie », sur France Culture, 7 janvier 2013
- ↑ « Institut de l'entreprise », sur Site officiel de l'Institut de l'Entreprise.
- ↑ Ludovic Vigogne, « Chaque mercredi, à 8h30, la task force Juppé se réunit... », opinion.fr, 2 mars 2015.
- ↑ « Boulogne-Billancourt : l’ex candidat à la mairie nommé ambassadeur de la France en Norvège », Le Parisien, 5 février 2019 (lire en ligne)
- ↑ Décret du 25 novembre 2022 portant nomination (inspection générale des finances) - M. DUHAMEL (Pierre-Mathieu)
- ↑ « Boulogne : Alain Juppé soutient Pierre-Mathieu Duhamel », sur le site du Parisien (PQR) (consulté le 31 octobre 2013).
- ↑ « Décret du 12 juillet 2002 portant promotion et nomination - Légifrance » [archive du 12 avril 2025], sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le 3 janvier 2026)
- « Décret du 31 décembre 2010 portant promotion et nomination - Légifrance » [archive du 9 décembre 2024], sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le 3 janvier 2026)
- « Décret du 31 décembre 2025 portant promotion dans l'ordre national de la Légion d'honneur », sur Légifrance (consulté le 3 janvier 2026)
- ↑ « Décret du 25 novembre 1993 portant nomination dans l'ordre national du Mérite », sur Légifrance (consulté le 3 janvier 2026)
- « Décret du 15 mai 2006 portant promotion et nomination - Légifrance » [archive du 9 octobre 2024], sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le 3 janvier 2026)
- ↑ « Bulletin officiel des décorations, médailles et récompenses n°2 du 16 avril 2005 page 92 », sur Légifrance (consulté le 3 janvier 2026)