Pascal Garray
Pascal Garray, né le 12 décembre 1965 à Liège et mort le 17 janvier 2017 dans la même ville, est un dessinateur et scénariste de bande dessinée belge, connu pour son travail au sein du studio Peyo et sa participation aux séries Benoît Brisefer et Les Schtroumpfs.
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Pascal Garray, né le 12 décembre 1965 à Liège et mort le 17 janvier 2017 dans la même ville, est un dessinateur et scénariste de bande dessinée belge, connu pour son travail au sein du studio Peyo et sa participation aux séries Benoît Brisefer et Les Schtroumpfs[1],[2],[3].
Biographie
[modifier | modifier le code]Après des cours de bande dessinée à l'Institut Saint-Luc de Liège, Pascal Garray collabore avec Frank Pé sur sa série Broussaille, pour laquelle il dessine des voitures et des décors[4]. En 1990, il fait son entrée au journal Spirou en illustrant diverses rubriques rédactionnelles[5]. Il rejoint ensuite le studio Peyo, où il apprend avec Peyo, pendant deux ans, à maîtriser le dessin et la mise en scène des Schtroumpfs[6].
En 1992, Peyo s'apprête à relancer sa série Benoît Brisefer, laissée en jachère depuis 1978, à la suite de sa nouvelle association avec les éditions Le Lombard. Malgré son décès à la fin de l'année, son fils Thierry Culliford décide de poursuivre l'aventure et de livrer la commande de deux albums : le dessin est confié à Pascal Garray, alors âgé de 27 ans. Le huitième album, Hold-up sur pellicule, sort en novembre 1993, sur un scénario de Thierry Culliford faisant appel à un personnage « mythique » de l'univers, la terrible Madame Adolphine. Il enchaîne aussitôt avec un neuvième album, L'Île de la désunion dont il est le coscénariste[7], qui sort en novembre 1995.
Le succès de cette reprise prolonge l'existence de l'univers de Benoît Brisefer pendant encore quatre aventures, publiées à un rythme biannuel, directement en albums. Le treizième, John-John, sorti en 2004, sera cependant le dernier avant longtemps.
Il commence alors à collaborer à la série phare Les Schtroumpfs, remplaçant au débotté, en 2001, le repreneur officiel de la série, Alain Maury, qui quitte le studio après seulement cinq albums (et quatre de Johan et Pirlouit). Assisté de Ludo Borecki, Pascal Garray dessine le tome 21 : On ne schtroumpfe pas le progrès.
C'est en 2007 qu'il reprend véritablement la série, avec le tome 26, Les Schtroumpfs et le Livre qui dit tout, et ce jusqu'au tome 29, Les Schtroumpfs et l'Arbre d'or, paru en avril 2011. Puis il dessine le tome 31 Les Schtroumpfs à Pilulit, sorti en avril 2013. Ensuite, c'est Jeroen De Coninck qui, après avoir réalisé la partie graphique des tomes 24, 25 et 30, assure officiellement le dessin de la série[8].
Pascal Garray retourne vers Benoît Brisefer le temps d'un quatorzième album, sorti en avril 2015, mais celui-ci ne suffit pas à relancer le personnage, déjà pénalisé par l'échec commercial cuisant d'une adaptation cinématographique sortie quelques mois plus tôt[9].
Œuvre
[modifier | modifier le code]Albums de bande dessinée
[modifier | modifier le code]Benoît Brisefer
[modifier | modifier le code]- 8. Hold-up sur pellicule[10], Le Lombard, Bruxelles, 1993
Scénario : Vincent Dugomier et Thierry Culliford - Dessin : Pascal Garray - Couleurs : Nine et Studio Leonardo - (ISBN 2-80361-041-8) - 9. L'Île de la désunion[11], Le Lombard, Bruxelles, 1995
Scénario : Pascal Garray et Thierry Culliford - Dessin : Pascal Garray - Couleurs : Nine et Studio Leonardo - (ISBN 2-80361-570-3) - 10. La Route du Sud[12],[13], Le Lombard, Bruxelles, 1997
Scénario : Pascal Garray et Thierry Culliford - Dessin : Pascal Garray - Couleurs : Nine - (ISBN 2-8036-1242-9) - 11. Le Secret d'Églantine[14], Le Lombard, Bruxelles, 1999
Scénario : Pascal Garray et Thierry Culliford - Dessin : Pascal Garray - Couleurs : Nine - (ISBN 2-80361-386-7) - 12. Chocolats et coups fourrés[15], Le Lombard, Bruxelles, 2002
Scénario : Pascal Garray et Thierry Culliford - Dessin : Pascal Garray - Couleurs : Nine et José Grandmont - (ISBN 2-80361-760-9) - 13. John-John[16],[17],[18], Le Lombard, Bruxelles, 2004
Scénario : Frédéric Jannin et Thierry Culliford - Dessin : Pascal Garray - Couleurs : Nine et José Grandmont - (ISBN 2-80361-994-6) - 14. Sur les traces du gorille blanc[19],[20],[21], Le Lombard, Bruxelles, 2015
Scénario : Luc Parthoens et Thierry Culliford - Dessin : Pascal Garray - Couleurs : Nine - (ISBN 9782803634484),Tirage initial de 25 000 exemplaires[22].
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Prix
[modifier | modifier le code]- 1995 :
prix du meilleur album pour enfants décerné par le festival de Coxyde pour L'Île de la désunion[8].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Garray, Pascal - biographie © Le Lombard - bibliographie », sur BD Gest' (consulté le 28 janvier 2023).
- ↑ Didier Pasamonik, « Décès de Pascal Garray, dessinateur de Benoît Brisefer et des Schtroumpfs », sur ActuaBD, 17 janvier 2017 (consulté le 28 janvier 2023).
- ↑ Belga, « Décès de Pascal Garray, dessinateur des Schtroumpfs et de Benoît Brisefer », 7sur7, 17 janvier 2017 (lire en ligne, consulté le 20 janvier 2025).
- ↑ Dictionnaire de la bande dessinée 2005, p. 768.
- ↑ Bernard Coulange, « Garray Pascal dans Spirou », sur bdoubliees.com (consulté le 28 janvier 2023).
- ↑ AFP, « Mort de Pascal Garray, ami de Peyo et dessinateur des Schtroumpfs », Le Figaro, 17 janvier 2017 (ISSN 0182-5852, lire en ligne, consulté le 20 janvier 2025).
- ↑ Henri Filippini, « Pascal Garray a rejoint son maître… », BDzoom, 17 janvier 2017 (lire en ligne, consulté le 11 avril 2026).
- (en) Bas Schuddeboom, « Pascal Garray (12 December 1965 - 17 January 2017, Belgium) », sur Lambiek, 7 décembre 2025 (consulté le 22 janvier 2026).
- ↑ Nicolas Bardot, « Box-office France : le Hobbit fait barrage aux Bélier, bide extraordinaire pour Benoît Brisefer », Film de culte, 26 décembre 2014 (lire en ligne, consulté le 1er mars 2026).
- ↑ Frédéric Grivaud dit FredGri, « Notre avis sur Benoît Brisefer #8 - Hold-up sur péllicule », Sceneario.com, 13 février 2017 (lire en ligne, consulté le 25 décembre 2025).
- ↑ Frédéric Grivaud dit FredGri, « Notre avis sur Benoît Brisefer #9 - L’île de la désunion », Sceneario.com, 10 février 2017 (lire en ligne, consulté le 25 décembre 2025).
- ↑ Jean-Claude Smit, « Recensions : III. Livres pour la jeunesse : La Route du Sud », Lectures, Centre de lecture publique de la Communauté française, no 97, juillet - août 1997, p. 103 (lire en ligne, consulté le 18 juin 2025).
- ↑ Frédéric Grivaud dit FredGri, « Notre avis sur Benoît Brisefer #10 - La route du Sud », Sceneario.com, 13 février 2017 (lire en ligne, consulté le 25 décembre 2025).
- ↑ Thierry Bellefroid, « « Le secret d'Églantine », Benoît Brisefer no 11, paru aux éditions du Lombard. », BDParadisio, 14 juillet 1999 (lire en ligne, consulté le 25 novembre 2023).
- ↑ Patrick Pinchart, « Chocolats et coups fourrés - Benoît Brisefer, no 12 - Garray et Culliford (Le Lombard) », ActuaBD, 29 octobre 2002 (lire en ligne, consulté le 25 novembre 2023).
- ↑ Benoît Cassel, « Benoît Brisefer T13 John-John », Planète BD, 1er novembre 2004 (lire en ligne, consulté le 19 janvier 2023).
- ↑ D. Ollivier, « Les chroniques BD Gest' Benoît Brisefer T13 John-John », BD Gest', 30 décembre 2014 (lire en ligne).
- ↑ Jacques Fiérain, « Recensions 2 : BD : John-John », Lectures, Centre de lecture publique de la Communauté française, no 140, mars - avril 2005, p. 111-112 (lire en ligne, consulté le 15 juin 2025).
- ↑ Jonathan Bara, « Benoît Brisefer T14 Sur les traces du gorille blanc », Planète BD, 4 mai 2015 (lire en ligne, consulté le 25 novembre 2023).
- ↑ Laurent Lafourcade, « Benoît Brisefer 14 : Sur les traces du gorille blanc », BD Best !, 16 mars 2015 (lire en ligne, consulté le 15 février 2025).
- ↑ David Bertière dit Berthold, « Notre avis sur Benoît Brisefer #15 – Sur les traces du Gorille blanc », Sceneario.com, 28 février 2015 (lire en ligne, consulté le 25 décembre 2025).
- ↑ Laurent Turpin, « Zoom sur les meilleures ventes de BD du 29 avril 2015 », BDzoom, 29 avril 2015 (lire en ligne, consulté le 25 novembre 2023).
- ↑ Damien Dhondt, « "Les Schtroumpfs 29 : Les Schtroumpfs et l’arbre d’or " de Jost, Culliford et Garray », sur Science-Fiction magazine (consulté le 29 décembre 2024).
Annexes
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]Livres
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: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- Jacques Fiérain, « Garray, Pascal », dans La BD dans les provinces de Liège, Namur et Luxembourg, Charleroi, Éd. l'Âge d'or, 2004, 112 p., ill. ; 31 cm (ISBN 9782960019698, OCLC 470388297, présentation en ligne), p. 44.
- Henri Filippini, « Garray Pascal », dans Dictionnaire de la bande dessinée, Paris, Bordas, 2005, 912 p., ill. ; 27 cm (ISBN 9782047299708 et 2047299705, OCLC 1009545288, présentation en ligne), p. 768.
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Périodiques
[modifier | modifier le code]- Pascal Garray (interviewé par Hugues Dayez), « Pascal Garray : Benoît doit toujours rester le moteur de l'histoire », Spirou, Dupuis, no 4005, 14 janvier 2015 (ISSN 0771-8071).
- Jean-Jacques Lalanne, « Remember Pascal Garray », Hop !, Aurillac, AEMEGBD, no 153, mars 2017, p. 62 (ISSN 0768-9357).
Liens externes
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- Ressources relatives à la bande dessinée :
- Ressource relative aux beaux-arts :