Partitif

En linguistique, le partitif est le cas grammatical qui exprime la partie d’un tout. Exemple : « Il mange de la purée. » Dans certaines langues, il est considéré comme un nombre, et non comme un cas. Dans certaines langues, comme le finnois ou l’estonien, l’usage du partitif est très étendu et il est utilisé à chaque fois que l’on ne veut pas parler d’un « tout » (marquage des noms précédés d’un adjectif numéral, marquage du complément d’objet, de l’adjectif attribut, etc.). Il s’exprime alors au moyen de suffixes spécifiques (en finnois) ou de modifications de la racine du mot (estonien).

En linguistique, le partitif est le cas grammatical qui exprime la partie d’un tout. Exemple : « Il mange de la purée. » Dans certaines langues, il est considéré comme un nombre, et non comme un cas.
Dans certaines langues, comme le finnois ou l’estonien, l’usage du partitif est très étendu et il est utilisé à chaque fois que l’on ne veut pas parler d’un « tout » (marquage des noms précédés d’un adjectif numéral, marquage du complément d’objet, de l’adjectif attribut, etc.). Il s’exprime alors au moyen de suffixes spécifiques (en finnois) ou de modifications de la racine du mot (estonien).
Partitifs fixés et Partitifs entités
[modifier | modifier le code][à vérifier] Les partitifs peuvent être sémantiquement distingués en se basant soit sur l’engagement partial d’un ensemble[C'est-à-dire ?] (ils s’appellent alors partitifs entités) soit comme une sous-catégorie d’un grand ensemble (ceux-ci s’appellent partitifs fixés). Les syntagmes nominaux (SNs) intégrés dans les partitifs entités indiquent les entités au niveau individuel, par exemple : « un biscuit » ou les entités au niveau du groupe, comme « Bob et Sue ». Quelques locutions telles que « les linguistes » peuvent être interprétées comme un niveau du groupe et donc, peuvent participer comme un partitif entité – « la moitié de linguistes » ; ou elles peuvent être interprétées comme un fixe des entités[C'est-à-dire ?], donc participer comme un partitif fixé – « un des linguistes »[1].[pas clair]
Les partitifs fixés contiennent les noms comptables pluriels dans leurs syntagme nominal (SN), et peuvent être combinés avec les déterminants quantitatifs comme « beaucoup de », et les nombres spécifiques comme « trois ». Les “partitifs entités” peuvent contenir les “noms comptables singulaires”[C'est-à-dire ?] ou “les noms masses”[C'est-à-dire ?] (quelquefois, les noms comptables pluriels fonctionnent aussi), en les combinant avec les déterminants comme « beaucoup de » ou « demi ». D'autres déterminants peuvent être combinés avec un autre type de partitifs : quelque(s), beaucoup, et tous[1].[pas clair]
Cas partitif dans les langues finniques
[modifier | modifier le code]Cas partitif en basque
[modifier | modifier le code]Le basque possède un cas appelé partitif (partitiboa) : sa terminaison est -(r)ik. Il n'existe qu'à la forme indéfinie des noms communs, et marque généralement un objet direct négatif ou absent, de manière tout à fait similaire au français de dans « Je n'ai pas de voiture ». Comme pour les langues finniques, il est apparenté au cas ablatif (de terminaison -tik, pluriel -eta-tik ou parfois -eta-rik)[2].
L'usage principal du partitif est d'accompagner la négation et l'interrogation, en marquant l'actant absolutif (sujet d'un verbe intransitif, objet d'un verbe transitif) lorsqu'il est indéfini :
- Gaur txokolatea erosi dut. — Aujourd'hui j'ai acheté du/le chocolat.
- Gaur ez dut txokolatea erosi. — Aujourd'hui je n'ai pas acheté le chocolat.
- Gaur ez dut txokolaterik erosi. — Aujourd'hui je n'ai pas acheté de chocolat.
- Orain ez da lapurrik etorriko. — À présent, il ne viendra pas de voleur.
- Zure neurriko soinekorik aurkitu al duzu? — As-tu trouvé des robes à ta taille ?
Il se retrouve également dans les cas suivants :
- devant la postposition gabe « sans » (optionnel mais courant) :
- diru(rik) gabe — sans argent
- dans les expressions de type X-ik X signifiant « de X en X » ou « X après X » — le partitif préserve ici son sens originel d'éloignement :
- aterik ate — de porte à porte
- egunik egun — jour après jour
- dans les expressions superlatives, pour exprimer le groupe dont il est question (usage optionnel) :
- Donostiako emakume(rik) ederrena — la plus belle (des) femme(s) de Saint-Sébastien
Exemples par langue
[modifier | modifier le code]| Langue | Traduction | Structure utilisée |
|---|---|---|
| Français | un verre d'eau fraîche | préposition possessive « de » |
| Allemand[3] | ein Glas frisches Wasser (moderne) | adposition épithète (s'accorde en cas) |
| ein Glas frischen Wassers (désuet) | cas génitif | |
| Anglais | a glass of cool water | préposition possessive « of » |
| Basque[4] | ur fresko baso bat | adposition absolue (non marqué en cas) |
| Espéranto | glaso da malvarmeta akvo | préposition partitive « da » |
| Estonien | klaas värsket vett | cas partitif |
| Finnois | lasillinen raikasta vettä | cas partitif |
| Lituanien | stiklinė šviežio vandens | cas génitif |
| Roumain | un pahar cu apă rece | préposition sociative « cu » |
| Russe | стакан прохладной воды | cas génitif |
| Suédois | ett glas kallt vatten | adposition absolue |
| Langue | Traduction | Structure utilisée |
|---|---|---|
| Français | Ceci est de l'eau. | article partitif « de la » |
| Je bois de l'eau. | ||
| Allemand | Dies ist Wasser. | absence d'article |
| Ich trinke Wasser. | ||
| Anglais | This is water. | absence d'article |
| I am drinking water. | ||
| Basque | Hau ura da. | article |
| Ur edaten dut. | absence d'article | |
| Espéranto | Tio estas akvo. | absence d'article |
| Mi trinkas akvon. | ||
| Finnois | Tämä on vettä. | cas partitif |
| Juon vettä. | ||
| Italien | Questa è (dell')acqua. | article partitif « della » (optionnel) |
| Bevo (dell')acqua. | ||
| Occitan | Aquò es d'aiga. | article partitif « de » |
| Bevi d'aiga. | ||
| Russe | Это вода. | nominatif |
| Я пью воду/воды. | accusatif ou génitif |