Open Compute Project
L'Open Compute Project (OCP) est une organisation qui a pour but de partager des concepts et des techniques de conception de centre de données, regroupant certains des principaux acteurs du secteur que sont Facebook, Apple, Microsoft, Rackspace (en), Cisco Systems, Juniper Networks, Goldman Sachs, Fidelity, et Bank of America.

L'Open Compute Project (OCP) est une organisation qui a pour but de partager des concepts et des techniques de conception de centre de données, regroupant certains des principaux acteurs du secteur que sont Facebook, Apple, Microsoft, Rackspace (en), Cisco Systems, Juniper Networks, Goldman Sachs, Fidelity, et Bank of America[1].
Historique
[modifier | modifier le code]L'initiative est lancée en 2011 par Jonathan Heiliger, un ingénieur de Facebook[2], alors qu'il étudiait la reconception du centre de Prineville en Oregon.
Les principales avancées concernent l'efficacité énergétique des systèmes déployés[3], mais aussi le développement de briques open source.
Facebook a annoncé avoir économisé 2 milliards de dollars sur ses coûts d'infrastructure en trois ans grâce à ce projet[4],[5].
La première édition européenne de l’Open Compute Summit s'est tenue en France en octobre 2014 sur ce sujet[6].
HP a annoncé en 2015 le lancement d'une gamme de serveurs conforme aux spécifications de l'Open Compute project[7].
Le 11 mars 2015 Apple, Cisco et Juniper Networks rejoignent le projet[8].
Le 16 novembre 2015, Nokia rejoint le projet[9].
Le 23 février 2016, Lenovo annonce également sa participation au projet[10].
Le 9 mars 2016, Google rejoint à son tour le projet[11].
Principes généraux
[modifier | modifier le code]- Utilisation d'alimentation électrique en 48v pour réduire les pertes d'énergie.
- Suppression de tout ce qui ne contribue pas à l'efficacité dans les serveurs.
- Réutilisation de l'air chaud produit par les serveurs, optimisation du refroidissement des salles machine.
- Élimination du besoin d'alimentation centrale non tolérante aux interruptions[2].
Réalisations
[modifier | modifier le code]Les centres de données de Facebook sont entièrement composés de matériel OCP : Prineville (USA), Forest City (USA), Altoona (USA), et Luleå (Suède), et ceux en construction à Fort Worth (USA) et Clonee (Irlande) le seront aussi[12].
En octobre 2016, un commutateur réseau de 100 Gb/s conçu par Facebook est présenté par l'Open Compute Project[13],[14].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ (en) « How Facebook changed the basic tech that runs the internet », sur Wired, 11 mars 2015.
- (en) « Building Efficient Data Centers with the Open Compute Project », 7 avril 2011.
- ↑ (en) « Will Open Compute Alter the Data Center Market? », sur datacenterknowledge, avril 2011.
- ↑ (en) « Open Compute Project U.S. Summit 2015 – Facebook News Recap », sur code.facebook, 10 mars 2015.
- ↑ (en) « How Facebook is eating the $140 billion hardware market », sur businessinsider, 14 juin 2015.
- ↑ « Pourquoi la France ne devrait pas bouder l’Open Compute Project », sur Usine Nouvelle, 28 avril 2014.
- ↑ (en) « Open Compute: Apple, Cisco Join While HP Expands », sur informationweek, 11 mars 2015.
- ↑ (en) Charles Babcock, « Open Compute: Apple, Cisco Join While HP Expands », 11 mars 2015 (consulté le 11 mars 2015).
- ↑ (en) « Nokia Networks joins Open Compute Project to advance its AirFrame Data Center Solution », 16 novembre 2015.
- ↑ (en) « Lenovo joins Open Compute Project », 23 février 2016.
- ↑ (en) « Google joins the Open Compute Project », 9 mars 2016.
- ↑ (en) Matt Weinberger, « Facebook's newest data center is going to make some big tech companies very nervous », sur Open Compute, 25 janvier 2016 (consulté le 16 mai 2016).
- ↑ « Le switch 100 Gb/s de Facebook accepté par l'Open Compute Project - Le Monde Informatique », sur Le Monde informatique (consulté le 13 octobre 2020).
- ↑ Antoine Crochet-Damais, « Coup d'envoi de la commercialisation du switch à 100 Gb conçu par Facebook », sur journaldunet.com, JDN, 19 octobre 2016 (consulté le 13 octobre 2020).