Louis Besson

Louis Besson, né le 6 mai 1937 à Barby (Savoie) et mort le 2 avril 2026 à Chambéry (Savoie), est un homme politique français, membre du Parti socialiste.
| Louis Besson | |
Louis Besson en 2004. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Maire de Chambéry | |
| 16 mars 2001 – 6 septembre 2007 (6 ans, 5 mois et 21 jours) |
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| Élection | 11 mars 2001 |
| Prédécesseur | André Gilbertas |
| Successeur | Bernadette Laclais |
| 24 mars 1989 – 30 juin 1997 (8 ans, 3 mois et 6 jours) |
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| Élection | 19 mars 1989 |
| Prédécesseur | Pierre Dumas |
| Successeur | André Gilbertas |
| Secrétaire d'État chargé du Logement | |
| 4 juin 1997 – 27 mars 2001 (3 ans, 9 mois et 23 jours) |
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| Président | Jacques Chirac |
| Premier ministre | Lionel Jospin |
| Gouvernement | Jospin |
| Prédécesseur | Pierre-André Périssol |
| Successeur | Marie-Noëlle Lienemann |
| Ministre de l'Équipement, du Logement, des Transports et de la Mer | |
| 21 décembre 1990 – 15 mai 1991 (4 mois et 24 jours) |
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| Président | François Mitterrand |
| Premier ministre | Michel Rocard |
| Gouvernement | Rocard II |
| Prédécesseur | Michel Delebarre |
| Successeur | Paul Quilès |
| Ministre délégué chargé du Logement | |
| 29 mars 1989 – 21 décembre 1990 (1 an, 8 mois et 22 jours) |
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| Président | François Mitterrand |
| Premier ministre | Michel Rocard |
| Gouvernement | Rocard II |
| Prédécesseur | Maurice Faure |
| Successeur | Marcel Debarge (indirectement) |
| Président du conseil général de la Savoie | |
| 19 mars 1976 – 26 mars 1982 (6 ans et 7 jours) |
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| Prédécesseur | Joseph Fontanet |
| Successeur | Michel Barnier |
| Conseiller général de la Savoie | |
| 5 octobre 1973 – 23 mars 2001 (27 ans, 5 mois et 18 jours) |
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| Circonscription | Canton de Saint-Alban-Leysse |
| Député français | |
| 13 juin 1988 – 29 avril 1989 (10 mois et 16 jours) |
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| Élection | 12 juin 1988 |
| Circonscription | 1re de la Savoie |
| Législature | IXe (Cinquième République) |
| Groupe politique | SOC |
| Prédécesseur | Proportionnelle par département |
| Successeur | Jean-Paul Calloud |
| 2 avril 1986 – 14 mai 1988 (2 ans, 1 mois et 12 jours) |
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| Élection | 16 mars 1986 |
| Circonscription | 1re de la Savoie |
| Législature | VIIIe (Cinquième République) |
| Groupe politique | SOC |
| 2 avril 1973 – 1er avril 1986 (12 ans, 11 mois et 30 jours) |
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| Élection | 11 mars 1973 |
| Réélection | 19 mars 1978 14 juin 1981 |
| Circonscription | 1re de la Savoie |
| Législature | Ve, VIe et VIIe (Cinquième République) |
| Groupe politique | PSRG (1973-1978) SOC (1978-1986) |
| Prédécesseur | Jean Delachenal |
| Successeur | Proportionnelle par département |
| Biographie | |
| Date de naissance | 6 mai 1937 |
| Lieu de naissance | Barby (Savoie, France) |
| Date de décès | 2 avril 2026 (à 88 ans) |
| Lieu de décès | Chambéry (Savoie, France) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | PS |
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| Maires de Chambéry Présidents du conseil départemental de la Savoie |
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Louis Besson, né le 6 mai 1937 à Barby (Savoie) et mort le 2 avril 2026 à Chambéry (Savoie), est un homme politique français, membre du Parti socialiste.
Biographie
[modifier | modifier le code]Ascension politique rapide
[modifier | modifier le code]Né à Barby près de Chambéry dans une famille paysanne et catholique pratiquante, Louis Besson effectue ses études secondaires à l'école professionnelle de Chambéry, puis ses études supérieures à l'Institut d'études politiques de Grenoble. Profondément marqué par la Seconde Guerre mondiale puis par la guerre d'Algérie, son engagement européen est indéfectible.
De 1963 à 1967, il est attaché d'administration universitaire, puis directeur de la maison de promotion sociale de Chambéry, de 1967 à 1973. En 1965, il devient maire de la commune de Barby (302 hab.), succédant au marquis d'Oncieu de la Bâtie, maire depuis 1912[1]. En 1970, il est élu conseiller général du canton de Saint-Alban-Leysse. En 1973, il est élu député dans la circonscription d'Aix-les-Bains et Chambéry-nord contre le député sortant Jean Delachenal (indépendant). Louis Besson s'était présenté comme divers gauche, mais obtient le soutien du Parti socialiste au second tour. Il y adhérera quelques années plus tard. Député, il se consacre entièrement à la vie politique, au sein du Parti socialiste français.
En 1976, il succède comme président du conseil général de la Savoie à Joseph Fontanet, et impulse une nouvelle orientation au département. Michel Barnier lui succèdera après les élections cantonales de 1982.
Ministre et maire de Chambéry
[modifier | modifier le code]Après les élections législatives françaises de 1981, Louis Besson siège pour la première fois dans la majorité parlementaire. Son travail en faveur de l'agriculture de moyenne montagne trouve davantage d'écho, et en janvier 1985 la loi montagne est adoptée sur la base de son travail[2]. Il s'agit de la première grande loi écologique française, combinant l'agriculture, l'urbanisme, l'économie ou l'aménagement du territoire pour protéger les zones de montagne. À la même époque, il est à l'origine de l'association des élus de la montagne ANEM.
En 1989, il quitte la mairie de Barby pour se présenter à Chambéry, où il est élu successeur de Pierre Dumas (RPR) ; une victoire d'un homme du centre gauche, avec une liste qui s'étend jusqu'à des barristes comme André Gilbertas, dans une ville qui vote toujours à droite lors des élections nationales. Cette victoire et son travail parlementaire en font un ministre (1989-1991) dans les gouvernements de Michel Rocard, dont Louis Besson est un proche. Il est chargé du logement puis des transports. En 1997, après la victoire de la Gauche plurielle, Louis Besson est de nouveau nommé au gouvernement, comme secrétaire d'état au logement. Il démissionne alors de la mairie de Chambéry, à la tête de laquelle son premier adjoint André Gilbertas lui succède[3], Louis Besson devenant premier adjoint.
Il est le ministre qui a achevé et fait voter la loi sur la construction de maisons individuelles, et est également à l'initiative du décret du 29 mars 1999 relatif aux locations de logements intermédiaires, communément appelé loi Besson. Louis Besson est également à l'origine de l'obligation d'un minimum de 20 % de logements sociaux dans les communes urbaines. En 2000 est votée une seconde loi portant son nom qui oblige les communes de plus de 5 000 habitants à prévoir des emplacements de séjour à destination des gens du voyage.
Élu maire de Chambéry en 1989, il poursuit l'aménagement du quartier des Casernes, avec le centre culturel André-Malraux, le centre de congrès du Manège et la médiathèque Jean-Jacques Rousseau.
Réélu en 1995 et 2001, plusieurs services publics nouveaux sont créés (nouvelle maternité, plusieurs crèches et maisons de la petite enfance, maison des parcs, mairies de quartier), et une importante démarche de politique de la ville engagée avec la première adjointe Bernadette Laclais transforme le quartier des Hauts-de-Chambéry. Au début des années 2000, l'aménagement des quartiers du Covet et du Laurier participent à la modernisation et à la densification de la ville.
Départ du gouvernement puis de l'hôtel de ville
[modifier | modifier le code]En 2001, Louis Besson quitte le conseil général et le gouvernement de Lionel Jospin pour se consacrer à sa ville. Son parcours électoral et le découpage électoral de Charles Pasqua avaient fait que sa ville, son canton et sa circonscription ne se superposaient pas. En 2004, il est élu président de Chambéry métropole après la démission pour cumul des mandats de Thierry Repentin.
Dès 2001, Louis Besson avait annoncé qu'il ne se représenterait pas comme maire lors des élections locales de 2008.
Le 27 août 2007, il annonce sa démission de la mairie de Chambéry, quelques semaines après ses 70 ans. Il soutient la candidature de sa première adjointe, Bernadette Laclais, à la mairie. Louis Besson devient alors son premier adjoint.
Lors des élections municipales françaises de 2008, il figure en dernière position éligible de la liste de gauche. Réélu conseiller municipal (chargé du Lyon-Turin), il est ensuite réélu le 14 avril 2008 président de Chambéry métropole avec 50 voix sur 95.
Mort
[modifier | modifier le code]Louis Besson meurt à Chambéry le 2 avril 2026, à l'âge de 88 ans[4]. Le maire de la commune, Thierry Repentin, lui rend hommage en saluant « un grand Chambérien et un grand homme d’État qui aura consacré sa vie à notre ville, à la Savoie et à la lutte contre l’exclusion dans notre pays »[5]. Le Haut comité pour le logement des personnes défavorisées, dont il avait été le premier président, lui rend hommage en rappelant son rôle pour "la loi de 1990 garantissant le droit au logement « devoir de solidarité pour l’ensemble de la nation »" et sa "grande figure d'humanité"[6].
Mandats politiques
[modifier | modifier le code]- Président de la commission intergouvernementale franco-italienne (2017-2026)[7]
- Maire de Barby, 1965-1989
- Conseiller général de la Savoie (canton de Saint-Alban-Leysse), 1973-2001
- Président du conseil général de la Savoie, 1976-1982
- Président du Syndicat intercommunal d'aménagement et d'urbanisme de Chambéry, 1978-1979
- Député socialiste de la Savoie (1re circonscription), 1973-1988
- Conseiller régional de Rhône-Alpes, 1986-1998
- Maire de Chambéry de, 1989 à, 1997 et de 2001 à 2007.
- Premier adjoint au maire de Chambéry de, 1997 à 2001 et de 2007 à 2008, conseiller municipal depuis 2008.
- Ministre délégué auprès du ministre de l'Équipement, du Logement, des Transports et de la Mer, chargé du Logement, 1989-1990 (gouvernement Rocard)
- Ministre de l'Équipement, du Logement, des Transports et de la Mer, 1990-1991 (gouvernement Rocard)
- Membre de section du Conseil économique et social, 1992
- Président du Haut comité pour le logement des personnes défavorisées, 1992
- Membre du Conseil national des politiques de lutte contre l'exclusion, 1993
- Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Équipement, des Transports et du Logement, chargé du Logement du 4 juin 1997 au 27 mars 2001 (gouvernement Jospin)
- Président de la communauté d'agglomération Chambéry métropole de 2005 à mars 2014.
Décorations
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Commandeur de la Légion d'honneur (13 juillet 2012). Officier dans l'ordre national de la Légion d'honneur le 12 avril 2003, puis commandeur le 13 juillet 2012.
Références juridiques
[modifier | modifier le code]- Décret n° 99-244 du 29 mars 1999 pris pour l'application de l'article 31 du code général des impôts et relatif aux locations de logements intermédiaires, communément appelé loi Besson, publié au Journal officiel numéro 75 du 30 mars 1999 page 4 700.
- Loi de 1990 sur la construction de maisons individuelles (article L 231-1 et suivants du Code de la construction et de l'habitation). Louis Besson a mené à son terme les travaux entamés à l'initiative de l'UNCMI (président Christian Louis-Victor, secrétaire général Alain Lacouture) de la direction de la construction du ministère (Alain Maugard, Pierre Checaglini, A. Piron). Fait rare la loi a été adoptée le 19 décembre 1990 à l'unanimité des deux chambres. Le dispositif fiscal « loi Besson » a éclipsé le rôle primordial du ministre du logement dans l'aboutissement de ce texte qui protège chaque année plus de 200 000 ménages.
- Loi no 90-449 du 31 mai 1990 visant à la mise en œuvre du droit au logement, dite loi Besson, imposant aux départements d'établir des schémas départementaux prévoyant « les conditions d'accueil spécifiques des gens du voyage » et obligeait les communes de plus de 5 000 habitants à réserver aux gens du voyage des terrains aménagés. La loi no 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage, dite seconde loi Besson et actuellement intégrée au code de l'urbanisme, a donc abrogé les dispositions de la première loi Besson relatives aux gens du voyage et renforcé les obligations des communes à l'égard de cette communauté. Cette loi prévoit que, « au vu d'une évaluation préalable des besoins et de l'offre existante, notamment de la fréquence et de la durée des séjours des gens du voyage, des possibilités de scolarisation des enfants, d'accès aux soins et d'exercice des activités économiques », un schéma départemental détermine les secteurs géographiques d'implantation des aires permanentes d'accueil, ainsi que les communes où celles-ci doivent être réalisées[8].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Robert Belleret, Les Acteurs de la région Rhône-Alpes, Le Monde éditions, 1991, 341 p. (ISBN 978-2-87899-011-9), p. 19.
- ↑ Michel Chevalier, « La « Loi Montagne » et sa mise en œuvre (1981-1988) », Annales de Géographie, vol. 98, no 545, 1989, p. 87 (lire en ligne).
- ↑ Michel Germain, Personnages illustres des Savoie : "de viris illustribus", Lyon, Autre Vue, 2007, 619 p. (ISBN 978-2-915688-15-3), p. 81.
- ↑ Maxime Dubernet de Boscq, « Louis Besson, ancien ministre socialiste du Logement, est mort à l’âge de 88 ans », sur lefigaro.fr, 2 avril 2026 (consulté le 2 avril 2026).
- ↑ Florent Pecchio, « Louis Besson, ancien maire de Chambéry et ancien ministre, est décédé », sur lessorsavoyard.lemessager.fr, 2 avril 2026 (consulté le 2 avril 2026).
- ↑ Haut Comité pour le Droit au logement, « Hommage à Louis Besson, premier président du Haut Comité », sur Haut Comité pour le Droit au logement, 4 avril 2026 (consulté le 5 avril 2026)
- ↑ « Le soutien inconditionnel de Louis Besson au Lyon-Turin » (consulté le 4 septembre 2022)
- ↑ Le stationnement des gens du voyage
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Michel Germain, Personnages illustres des Savoie : "de viris illustribus", Lyon, Autre Vue, 2007, 619 p. (ISBN 978-2-915688-15-3), p. 71.
Articles connexes
[modifier | modifier le code]- Chambéry
- Conseil régional de Rhône-Alpes
- Liste des conseillers régionaux de la Savoie
- Liste des députés de la Savoie
- Liste des sénateurs de la Savoie
Liens externes
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- Ressources relatives à la vie publique :
- Notice biographique sur le site du premier ministre
