Edith New

Edith Bessie New est une suffragette anglaise, née le 17 mars 1877 à Swindon et morte le 2 janvier 1951 à Liskeard. Elle a été l'une des premières suffragettes à utiliser comme moyens d'action l'enchaînement volontaire et le vandalisme.
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Edith Bessie New est une suffragette anglaise, née le 17 mars 1877 à Swindon et morte le 2 janvier 1951 à Liskeard.
Elle a été l'une des premières suffragettes à utiliser comme moyens d'action l'enchaînement volontaire et le vandalisme[1].
Biographie
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Edith Bessie New, née sur North Street à Swindon, est la fille d'un employé de chemin de fer, Frederick New, et de sa femme Isabella[2]. Son père, employé des chemins de fer, décède l'année suivante, percuté par un train alors qu'il était hors service[3].
Elle travaille comme enseignante à la Queenstown Infant's School avant de s'installer à Londres[2].
Elle s'engage rapidement dans la campagne pour le droit de vote des femmes, après avoir entendu les discours de la suffragette Emmeline Pankhurst et du travailliste Keir Hardie lors d'une manifestation à Trafalgar Square. Elle s'investit visiblement avec ferveur dans ce combat, car sa première arrestation a lieu quelques mois plus tard, en mars 1907[3]. En 1908, elle quitte l'enseignement et intègre l'Union sociale et politique des femmes (WSPU), participant à diverses manifestations et actions militantes à travers le pays[2]. Le 17 janvier 1908, avec Olivia Smith, elle s'enchaîne devant le 10 Downing Street en criant le slogan « Votes for Women »[4]. En créant diversion, elles permettent ainsi à Flora Drummond et Mary Macarthur (en) de pénétrer dans la résidence du Premier ministre[4]. L'enchaînement volontaire devient alors une nouvelle forme d'action militante[4].
Le 30 juin 1908, une manifestation sur Parliament Square est traitée avec brutalité par la police[4]. En réaction, Edith New et Mary Leigh jettent des cailloux sur les vitres du 10 Downing Street[4] et en brisent quelques-unes[5], ce qui leur vaut une condamnation à deux mois de travaux forcés purgée à la prison de Holloway[2]. Même si elles agissent alors sans se concerter avec les membres de la WSPU, elles reçoivent l'assentiment d'Emmeline Pankhurst, fondatrice de l'organisation, et ce moyen d'action finit par devenir une tactique récurrente de la WSPU à partir de 1913[4],[6].
En 1911, peut-être en raison de problèmes de santé, elle se retira de l'action directe et reprit son travail d'enseignante dans une école de Lewisham jusqu'à sa retraite[3].
Elle n'avait cependant pas baissé les bras et milita, au sein de son syndicat, pour l'égalité salariale dans l'éducation. Retirée à Polperro, en Cornouailles, où elle vivait avec sa sœur. Elle soutint activement, plus tard, les associations créées pour perpétuer le souvenir de la phase militante du suffrage féminin ans[3].
Postérité
[modifier | modifier le code]Une impasse de Swindon a été renommée Edith New en son honneur[7]. Une plaque indique également son lieu de naissance sur North Street.
Dans le film Les Suffragettes, sorti en 2015, au côté de Meryl Streep, interprétant Emmeline Pankhurst, le personnage d'Edith, incarné par Helena Bonham Carter, est inspiré par Edith New[8],[9].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ (en) Eileen Luscombe, History and Legacy of the Suffragette Fellowship : Calling All Women!, Taylor & Francis, 2023 (ISBN 9781000987102, lire en ligne)
- (en) Frances Bevan, « Suffragette jailed for votes battle », sur swindonadvertiser.co.uk, 8 octobre 2009.
- (en) Mat Coward, « As good as New », sur The Morning Star, 2025
- (en) Frank Meeres, Suffragettes : How Britain’s Women Fought & Died for the Right to Vote [« Suffragettes : comment les femmes britanniques se sont battues et sont mortes pour le droit de vote »], Amberley Publishing Limited, 2013, 169 p. (présentation en ligne).
- ↑ (en) Josie Cox et Emily Goddard, « Women’s suffrage: After 100 years since millions of women got the vote around the world, how do their rights compare now? » [« Le vote des femmes : où en sommes-nous, cent ans après l'acquisition du droit de vote par des millions de femmes dans le monde entier ? »], sur The Independent, 6 février 2018 (consulté le 31 août 2018).
- ↑ (en) « Discover the fascinating stories of the women who fought for the right to vote » [« Découvrez les fascinantes histoires de ces femmes qui se sont battues pour obtenir le droit de vote »], sur www.bbc.co.uk, BBC Radio Wiltshire, 6 février 2018 (consulté le 31 août 2018).
- ↑ (en) Ordnance Survey, « Edith New Close », sur data.ordnancesurvey.co.uk, 6 juin 2018 (consulté le 2 septembre 2018).
- ↑ Frédéric Strauss, « Les suffragettes de Sarah Gavron », sur Télérama.fr, 19 novembre 2016 (consulté le 31 août 2018).
- ↑ (en) Kate Erbland, « Teaser for Suffragette will make you want to riot in streets, hang out with Meryl Streep », sur thedissolve.com (en), 15 avril 2015.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :