CryptoPunks
Les CryptoPunks sont une collection de NFT représentant des personnages pixelisés créés par ordinateur.
Les CryptoPunks sont une collection de NFT représentant des personnages pixelisés créés par ordinateur.
Historique
[modifier | modifier le code]En 2017, Matt Hall et John Watkinson, développeurs de logiciels et fondateurs de Larva Labs, développent un générateur de personnages pixelisés et créent une série de 10 000 personnages qu'ils lient en juin à la blockchain Ethereum[1]. La collection est composée de :
- 6 039 personnages masculins ;
- 3 840 personnages féminins ;
- 24 singes ;
- 88 zombies ;
- 9 aliens[1].
Images carrées de 24 pixels, générées par algorithme avec une grande variété d'accessoires et d'attributs comme des lunettes, une cigarette ou encore des chapeaux, leur rareté dépend du nombre de CryptoPunks possédant des éléments similaires[2].
En juin 2017, Hall et Watkinson mettent 90% de la collection en ligne gratuitement — les frais de la transaction sont tout de même payants — et chaque individu possédant un portefeuille Ethereum peut réclamer un personnage[3]. Le premier jour, une vingtaine de personnages sont récupérés mais après la publication d'un article par Mashable, tous sont acquis en quelques heures[3],[4].
Au début de l'année 2018, profitant du développement de la blockchain, les CryptoPunks s'échangent pour 10 Ether (ETH), qui équivaut alors à 13 500 $[5].
En juin 2021, le CryptoPunk #7523 est vendu à New York par Sotheby's pour 11,7 millions de dollars, faisant alors du personnage numérique pixellisé au visage bleu le deuxième objet numérique le plus cher après Everydays: the First 5000 Days de Mike Winkelmann[6]. Un mois plus tard, l'entreprise Visa acquiert le CryptoPunk #7610 pour 150 000 dollars[7].
En mars 2022, Yuga Labs, créateur des Bored Ape, rachète la collection de CryptoPunks[8].
En mai 2024, la Infinite Node Foundation (NODE), une organisation à but non lucratif destinée à la conservation de l'art numérique, a acquis les droits de propriété intellectuelle complets de la collection NFT Cryptopunks auprès de Yuga Labs. Fondée par Micky Malka et Becky Kleiner, NODE prévoit d'exposer la collection de 10000 oeuvres uniques dans un espace permanent à Palo Alto, tout en promouvant sa préservation via des partenariats muséaux et un conseil consultatifs incluant les créateurs originaux de Larva Labs, Matt Hall et John Watkinson, ainsi que Wylie Aronow (co-fondateur de Yuga Labs) et Erick Calderon (fondateur d'Art Blocks). Cette acquisition réinscrit les Cryptopunks dans la sphère purement décentralisée.
A la fin de l'année 2024, en novembre, paraît l'ouvrage Free to Claim, publié par les éditions Phaidon. Les 10 000 CryptoPunks y sont présentés ensemble dans ce catalogue exclusif : une liste complète incluant le Punk, le nombre, le type, les couleurs, les attributs et le hachage de l'image. L'ouvrage propose également un recueil kaléidoscopique de textes, d'entretiens et d'essais visuels explorant l'univers émergent du Web3 et de la culture numérique en général, une chronologie détaillée des publications et tweets des membres de la communauté au fil de leur publication, ainsi qu'un glossaire multi-contributeurs de plus de 100 termes et idées. Par ailleurs, une version pour les holders a été offerte aux membres de la communauté.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- Daniel Ichbiah, « Comment expliquer la popularité des CryptoPunks ? », Futura Tech, 24 mai 2022 (consulté le 16 juillet 2022).
- ↑ Anne Cagan, « Que sont les CryptoPunks, ces petits personnages numéro 1 des ventes de NFT ? », Numérama, 6 décembre 2021 (consulté le 16 juillet 2022).
- (en) Jason Abbruzzese, « This ethereum-based project could change how we think about digital art », Mashable, 16 juin 2017 (consulté le 16 juillet 2022).
- ↑ Chloe Cornish, « CryptoKitties, CryptoPunks and the birth of a cottage industry », Financial Times, 6 juin 2018 (consulté le 16 juillet 2022).
- ↑ (en) Scott Reyburn, « Will Cryptocurrencies Be the Art Market’s Next Big Thing? », The New York Times, 13 janvier 2018 (consulté le 16 juillet 2022).
- ↑ AFP, « CryptoPunk #7523, une poignée de pixels vendue 11,7 millions de dollars », Le Figaro, 10 juin 2021 (consulté le 16 juillet 2022).
- ↑ Thomas Pontiroli, « Pourquoi Visa achète un NFT « punk » à 150.000 dollars »
, Les Echos, 25 août 2021 (consulté le 16 juillet 2022).
- ↑ Chloé Woitier, « NFT: les inventeurs des Bored Apes rachètent leurs rivaux CryptoPunks », Le Figaro, 15 mars 2022 (consulté le 16 juillet 2022).
Liens externes
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