Calogero Volpe

Calogero Volpe, né à Montedoro le 15 août 1910, mort à Rome le 3 août 1976, est un homme politique italien.
| Député VIIe législature de la République italienne | |
|---|---|
| 20 juin - 3 août 1976 | |
| Député VIe législature de la République italienne | |
| 20 mai 1972 - 4 juillet 1976 | |
| Député Ve législature de la République italienne | |
| 1er juin 1968 - 24 mai 1972 | |
| Député IVe législature de la République italienne | |
| 9 mai 1963 - 4 juin 1968 | |
| Député IIIe législature de la République italienne | |
| 1er juin 1958 - 15 mai 1963 | |
| Député IIe législature de la République italienne | |
| 18 juin 1953 - 11 juin 1958 | |
| Député Ire législature de la République italienne | |
| 27 avril 1948 - 24 juin 1953 | |
| Membre de l'Assemblée constituante de la République italienne |
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalité | |
| Activité |
| Parti politique |
|---|
Calogero Volpe, né à Montedoro le 15 août 1910, mort à Rome le 3 août 1976, est un homme politique italien.
Biographie
[modifier | modifier le code]Fils d'ouvrier travaillant dans le secteur soufrier avant de partir travailler à l'étranger, Calogero Volpe milite à l'Action catholique et devient chirurgien[1].
Il préside l'Office italien du soufre[1].
Avec Salvatore Aldisio et Giuseppe Alessi, il implante la Démocratie chrétienne naissante dans la province de Caltanissetta[1]. Député sans interruption depuis l'Assemblée constituante de la République italienne jusqu'à sa mort, Calogero Volpe est l'homme fort de la Démocratie Chrétienne de cette province[2] contre Alessi, et après avoir rejoint le courant d'Amintore Fanfani[3].
Il est sous-secrétaire d’État aux Transports dans les gouvernements Tambroni et Fanfani III (1960-1962). En 1964, il est appelé gouvernement Moro II à la Santé et le reste dans les cabinets suivants Moro III et Leone II. Après la chute de ce dernier, il devient sous-secrétaire d'État auprès du ministre des Postes dans les gouvernements Rumor I et II (1968-1970).
Il est maire de Montedoro jusqu'en 1975, date à laquelle il conduit la liste démocrate-chrétienne aux municipales à Palerme[1].
Décrit à la fin des années 1960 dans L'Ora comme membre de la mafia, Volpe poursuit en justice le journaliste Michele Pantaleone lequel est acquitté par le tribunal de Turin[2]. En 1967, avec Bernardo Mattarella, il fait en revanche condamner Danilo Dolci pour les mêmes propos par le tribunal de Rome[4]. Les deux démocrates chrétiens sont à nouveau cités comme membres de la mafia en 1996, par le boss repenti d'Altofonte, Francesco Di Carlo[5].
Il meurt à l'hôpital Gemelli de Rome[1].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- Hommage de Calogero Traina à l'Assemblée régionale sicilienne, 9 août 1976. Lire en ligne.
- (it) « ' VI DICO I NOMI DEI PADRI DELLA MAFIA' », sur Archivio - la Repubblica.it, 11 octobre 1996 (consulté le 5 février 2022)
- ↑ (it) Vincenzo Cassarà, Salvo Lima. L’anello di congiunzione tra mafia e politica (1928-1992), Université de Florence, 2019 (lire en ligne), p. 30 et 60
- ↑ « Danilo Dolci est condamné pour diffamation », Le Monde, 23 juin 1967 (lire en ligne, consulté le 5 février 2022)
- ↑ (it) « ' VI DICO I NOMI DEI PADRI DELLA MAFIA' - la Repubblica.it », sur Archivio - la Repubblica.it (consulté le 5 février 2022)
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]
- Ressources relatives à la vie publique :
