Argilly
Argilly est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or, en région Bourgogne-Franche-Comté.
| Argilly | |||||
Ferme fortifiée | |||||
Blason |
|||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Côte-d'Or | ||||
| Arrondissement | Beaune | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes de Gevrey-Chambertin et de Nuits-Saint-Georges | ||||
| Maire Mandat |
Antonio Cobos 2020-2026 |
||||
| Code postal | 21700 | ||||
| Code commune | 21022 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Argilliens | ||||
| Population municipale |
542 hab. (2023 |
||||
| Densité | 16 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 04′ 09″ nord, 5° 00′ 46″ est | ||||
| Altitude | Min. 188 m Max. 227 m |
||||
| Superficie | 34,12 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Dijon (commune de la couronne) |
||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Nuits-Saint-Georges | ||||
| Législatives | Cinquième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côte-d'Or
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
| |||||
| Liens | |||||
| Site web | http://www.argilly.fr | ||||
| modifier |
|||||
Argilly est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or, en région Bourgogne-Franche-Comté.
Géographie
[modifier | modifier le code]Forêt domaniale de Cîteaux. Étangs d'Argilly, de Longbroche, de Menans. Chênes, hêtres, charmes. - Cassis et petits fruits.
Accès
[modifier | modifier le code]Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat océanique altéré[3] et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (1 900 h/an), un été chaud (18,5 °C), un air sec au printemps et en été et des vents faibles[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 790 mm, avec 11 jours de précipitations en janvier et 7 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Nicolas-lès-Cîteaux à 6 km à vol d'oiseau[7], est de 11,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 813,8 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 40 °C, atteinte le 12 août 2003 ; la température minimale est de −23 °C, atteinte le 9 janvier 1985[Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[10], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au 1er janvier 2024, Argilly est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dijon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[12]. Cette aire, qui regroupe 333 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[13],[14].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (56,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (56,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (50,8 %), terres arables (34,2 %), prairies (5,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (5,3 %), zones urbanisées (1,5 %), zones agricoles hétérogènes (1,2 %), eaux continentales[Note 3] (0,9 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
[modifier | modifier le code]Le nom de la localité est attesté sous les formes Arziliacus (858) ; Argilliacum (1030) ; Arzilliacum (1053) ; Argiliacum (1130) ; Arzillei (vers 1140) ; Argillé, Argilleium (1162) ; Argilleum (1187) ; Argilleyum (1221) ; Argelleium (1224) ; Argilleiacum (1224) ; Argilli (1239) ; Argilé (1244) ; Ageillé (1249) ; Argilley (1294) ; Argilieium (XIIIe siècle) ; Argilly (1450) ; Argilly le Duc (1640) ; Largilly (1668)[16].
Le nom d'Argily viendrait du nom latin Argillacum (villa d'Argilius)[17]. Tout le monde sait qu'au début de XXe siècle, conformément à la thèse d'Henri d'Arbois de Jubainville, tout nom de lieu comportant le suffixe -acum était considéré comme infailliblement formé à partir d'un anthroponyme. Aujourd'hui on s'accorde à penser que des mots autres que des noms de personnes ont pu être à l'origine de ces formations en -acum. Dans ce sens, la thèse de Michel Roblin sur le terroir de Paris aux époques gallo-romaine et franque, parue en 1951, a été décisive. L'idée était dans l'air. Un toponymiste périgourdin, Léo Fayolle, se demandait en 1935 si Bergerac pourrait être issu du latin berbicaria (bergerie)[18]; dans le même temps un autre chercheur, J. Lagorgette, bourguignon celui-là, n'hésitait pas à affirmer qu'on abusait des noms d'hommes ou de divinités gauloises et qu'il fallait prendre en compte les circonstances locales, celles-ci suffisaient à faire voir dans Aubigny des « terres blanches », des « argillières » dans Argilly[19],[20].
Le village fut tour à tour connu sous les noms d’Argilliacum ou d’Arzilliacum ou encore d’Argilleum, tous dérivés du latin argillia, l'argile. Après ces déclinaisons, Argilly, un toponyme apparu au XIIIe siècle, éclipsa tous les autres et finit par passer à la postérité. Au Moyen-Age, l'artisanat de la terre cuite en fit la renommée.
Histoire
[modifier | modifier le code]Le château des ducs de Bourgogne fut détruit en 1590. Il existait également une tuilerie, propriété des ducs.
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Liste des maires
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[22].
En 2023, la commune comptait 542 habitants[Note 4], en évolution de +5,65 % par rapport à 2017 (Côte-d'Or : +1,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
[modifier | modifier le code]Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]
Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- La villa gallo-romaine et une importante nécropole mérovingienne située sur celle-ci, détectées par photos aériennes en 1976 ; objets au musée Rodier de Nuits-Saint-Georges[25].
- La motte féodale du château des ducs de Bourgogne.
- La ferme fortifiée du XVIe siècle, restes de l'ancien château : tourelle d'escalier à vis hexagonale, baies en accolade, cheminées monumentales, plafonds à la française.
- La motte féodale et tourelles du château fort d'Antilly.
- L'église du XIIIe siècle, inscrite à l'inventaire des Monuments Historiques, remaniée XVIIIe siècle : chœur et transept du XIIIe siècle, beffroi, nef du XVIIIe siècle, façade monumentale ; statue de Saint-Pierre de l'école bourguignonne du XVIe siècle (Sluter), Vierge à l'enfant du XVIIe siècle, chandeliers, crucifix et deux candélabres du XVIIIe siècle provenant de l'abbaye de Cîteaux.
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]- Jean II Quarré ; il reçoit en 1416, le fief de La Mothe d'Argilly des mains du duc de Bourgogne, Jean sans Peur, qui l'autorise à prendre tous le bois nécessaire pour la construction de sa maison de La Mothe[26].
- Pierre Ranvial ; il est en 1454 le châtelain du château d'Argilly. Dans la même année, il est anobli.
Héraldique
[modifier | modifier le code]| Blasonnement :
D'or aux deux pals de sable.
|
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]
- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Argilly sur le site de l'Institut géographique national
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Les records sont établis sur la période du 1er janvier 1953 au 2 octobre 2025.
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 15 juillet 2023).
Références
[modifier | modifier le code]- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, 18 juin 2010 (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le 25 octobre 2025)
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, février 20222 (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le 25 octobre 2025)
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le 25 octobre 2025)
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le 25 octobre 2025)
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, 18 novembre 2020 (consulté le 5 octobre 2025)
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le 25 octobre 2025)
- ↑ « Orthodromie entre Argilly et Saint-Nicolas-lès-Cîteaux », sur fr.distance.to (consulté le 25 octobre 2025).
- ↑ « Station Météo-France « Saint-Nic. Citeaux », sur la commune de Saint-Nicolas-lès-Cîteaux - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le 25 octobre 2025)
- ↑ « Station Météo-France « Saint-Nic. Citeaux », sur la commune de Saint-Nicolas-lès-Cîteaux - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le 25 octobre 2025)
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, novembre 2022 (consulté le 25 octobre 2025)
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, 28 mai 2024 (consulté le 24 juin 2024).
- Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Dijon », sur insee.fr (consulté le 24 juin 2024).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, 21 octobre 2020 (consulté le 24 juin 2024).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 13 mai 2021).
- ↑ Alphonse Roserot, Dictionnaire topographique de la France : Dictionnaire topographique de la Côte-d’Or, Paris, Impr. nationale, 1924, p. 12.
- ↑ Jean-Marie Cassagne et Mariola Korsak, Dictionnaire des villes et villages de Bourgogne, Viévy, Editions de l'Escargot Savant, 2013, 558 p. (ISBN 978-2-918299-27-1, BNF 43615263), p. 21.
- ↑ L. Fayolle, Notes de toponymie périgourdine, t. LXII, coll. « Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord », 1935, p. 169.
- ↑ J. Lagorgette, Quelques étymologies de noms de lieux de la Côte d'Or, Chalon-sur-Saone, coll. « dans Onzième Congrès de l'Association bourguignonne des Sociétés savantes tenu à Chalon-sur-Saône », 1935, p. 09.
- ↑ Marianne Mulon, Suffixe -acum et hydronymie : [article]Fait partie d’un numéro thématique : Les Suffixes en onomastique. Actes du Colloque d’onomastique de Montpellier (mai 1983), vol. 4, coll. « Actes des colloques de la Société française d'onomastique », 1985, p. 165.
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Les dossiers d'Archéologie n°157 - La Bourgogne médiévale - (ISSN 1141-7137).
- ↑ François-Alexandre de la Chenaye-Aubert, Dictionnaire de la Noblesse, Chez Antoine Boudet à Paris, 1771, t.X. p.600.
